Ne dites pas…

Ne dites pas: «Un étudiant de l’Université de Fribourg dénonçait un prétendu “accord” de recherche avec l’Université Ariel, en Israël. Une “dangereuse fake news” qui n’a jamais existé.»1 Dites: «Un étudiant de l’Université de Fribourg dénonçait un prétendu “accord” de recherche avec l’Université Ariel, qui se trouve en Israël. Un dangereux mensonge.»

On se perd en conjectures: si le bobard n’a jamais existé, c’est que le «prétendu accord» dénoncé était bel et bien réel. Il semble cependant qu’il n’y ait pas eu d’accord entre l’Université de Fribourg (Unifr) et l’Université Ariel, et que l’auteur du canular a été dûment condamné «pour usurpation d’identité, faux dans les titres et calomnie».

Est-ce l’auteur de l’article qui tente d’embrouiller ses lecteurs ou s’agit-il d’une nouvelle démonstration d’incompétence?

Par ailleurs, pourquoi une université suisse ne pourrait-elle pas s’associer avec une université étrangère, quelle qu’elle soit, pour mener à bien des programmes de recherche? Pourquoi donc, dans le cas qui nous occupe, un tel partenariat aurait-il pu «nuire à l’image de l’Unifr»?

La réponse est simple: de nos jours, le monde intellectuel – on cherche son cerveau après qu’il a parlé – se doit de prendre parti dans des luttes politiques qui ne le regardent en rien. Et il n’est, hélas, pas le seul.

La politisation de la science, de la culture, de l’art et du sport est l’une des manifestations les plus achevées de la bêtise humaine.

Le pinailleur

 

1 À Fribourg, un étudiant invente un «accord secret» entre son uni et Israël - 20 minutes.

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