Feux d’artifice
Les milieux de défense des animaux et de la nature veulent réglementer à l’échelon fédéral l’usage des feux d’artifice qui accompagnent des fêtes comme le 1er août ou la Saint-Sylvestre.
Il n’est pas question de nier les nuisances occasionnées par les pétards et autres engins pyrotechniques. Elles sont aussi détestables que celles qu’engendrent les motos pétaradantes qui cassent les oreilles des braves gens tous les jours de l’années, sans que personne ne s’en émeuve ou ne réclame un article constitutionnel qui permettrait de s’en débarrasser.
Les arguments des initiants ne sont pas dépourvus de pertinence1. Il est vrai que les animaux souffrent, que l’usage des feux d’artifice engendre des accidents, des déchets et des pollutions.
Mais ce n’est pas une raison pour instaurer «un cadre clair et uniforme dans toute la Suisse».
C’est le problème avec les initiatives populaires: elles conduisent à la centralisation et à l’uniformisation.
Peu importe, en l’occurrence, que les nuisances engendrées par les feux d’artifices dans une grande commune lacustre ne soient pas les mêmes que celles qui frapperaient une petite commune de montagne le cas échéant. Tout le monde sur un rang et gare aux têtes qui dépassent!
Les seules autorités aptes à évaluer les risques et les mesures à prendre pour limiter les nuisances sont celles des communes.
Il ne devrait même pas y avoir de compétences cantonales en la matière.
M. P.
1 https://www.admin.ch/dam/fr/sd-web/HXhFMFWOaa6u/BAR_Erlaeuterungen_Nov26_FR_v6.pdf
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