Défense nationale

L’armée a besoin de sous.

Après des années de démantèlement progressif dû à l’irréalisme d’autorités et, plus généralement, de partis, de politiciens, d’intellectuels, d’ecclésiastiques et de citoyens persuadés que s’annonçait en Europe une ère de paix perpétuelle, il s’avère que notre armée n’est plus apte à assumer sa mission de défense.

La dure réalité étant venue balayer les illusions, il faut réarmer, ce qui va prendre du temps et coûter des dizaines de milliards.

Il semble que le Conseil fédéral ait rejeté diverses propositions de financement pour un réarmement rapide, car il attacherait plus d’importance aux finances qu’à la sécurité1. Ça ne m’étonnerait pas de la part de notre fine équipe, qui compte probablement sur l’OTAN pour protéger les finances de la Confédération.

Au sujet de la proposition du conseiller national Jean-Luc Addor de mettre en place un emprunt de défense nationale, ce qui pourrait poser un problème de frein à l’endettement, M. Félicien Monnier, président de la Ligue vaudoise et éditorialiste de La Nation, s’exprime en ces termes2:

Si les mêmes irresponsables qui refusèrent pendant trente ans d’envisager le pire en matière militaire refusent de lever cet obstacle du frein à l’endettement, la Confédération n’aura pas d’autre choix que de prélever dans le reste de son budget pour rétablir enfin un équilibre financier en faveur de la défense.

Je suggère que l’impôt fédéral direct perçu par la Confédération retrouve son nom d’impôt pour la défense nationale, sous lequel il fut introduit à titre provisoire en 1940, et qu’il soit rendu à sa destination première.

M. P.

 

1 https://www.blick.ch/fr/suisse/defense-des-partis-veulent-endetter-la-suisse-pour-renforcer-larmee-id20717601.html.

2 La Nation no 2300 du 6 mars 2026.

Thèmes associés: Armée - Politique fédérale

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