Marine, Marion, Eric, Sarah, la France… et moi

Marine Le Pen est arrivée à la tête du Front National en 2011 grâce à l’amour que son père lui portait, alors qu’elle était incompétente (et l’est restée). Jean-Marie Le Pen, pourtant visionnaire sur bien des thèmes, s’est arrangé pour faire évincer Bruno Gollnisch au profit de sa fille, ce qui n’aurait pas été condamnable (le népotisme ne me dérange pas en soi) si cette dernière avait eu à cœur d’être le digne successeur de son père plutôt que de satisfaire, sans succès, ses ambitions personnelles.

Incapable de concevoir un programme sur la base de principes et convictions clairs – faute d’en avoir – elle adopte les thèmes et thèses de ses éphémères conseillers, puis change de préoccupations au gré des petits calculs du moment. Le seul sujet sur lequel elle reste plus ou moins constante, c’est l’immigration; seul sujet qui affecte sans doute l’ensemble – ou, du moins, une très grande part – des Français, quoi que ces derniers avouent publiquement.

Non contente de n’avoir ni base doctrinale solide ni la moindre idée personnelle, elle se comporte comme une vieille bonne-femme aigrie, condescendante et désagréable, se posant en seul représentant légitime de la droite française (alors qu’elle est globalement de gauche, du moins pour le moment).

Le pompon (à ce jour) est cette affirmation, le 18 décembre 2025, lors de l’émission «La France en Face» sur CNews, à propos de Sarah Knafo, députée européenne et membre du parti fondé par Eric Zemmour, Reconquête: «Elle a été élue sous le nom Le Pen (…) sur la liste de Marion.»

Oui, elle en est là: pathétique et aux abois.

Rappelons tout de même que Marion Maréchal a, pour des raisons tactiques, qui n’ont donc rien d’honorable, cessé d’apposer le nom Le Pen – qui n’a jamais été le sien, mais qu’elle jugeait opportun d'utiliser autrefois, pour des raisons… tactiques – à son propre nom quand elle a fait son retour en politique; qu’elle a rejoint Reconquête et s’est fait élire sur une liste de ce parti, avec bien d’autres personnes. Si plusieurs membres de cette liste ont été élus, c’est peut-être (sans doute?) grâce à la popularité de Marion. Mais la popularité de cette dernière, Marine Le Pen n’y est pour rien, ou alors «a contrario»: le succès de Marion (avant sa trahison à l’égard de Reconquête le soir même du résultat des élections européennes; trahison dont on ne connaît pas les motifs et circonstances réels, mais qui a fort mauvaise façon vue de l’extérieur) tenait précisément au fait que, contrairement à sa tante, elle n’avait pas renié Jean-Marie Le Pen et ses convictions dans l’espoir vain de faire oublier ses prises de position les plus controversées.

Avec tout cela, nos lecteurs auront compris que je m’intéresse à la politique française, que je n’ai aucune légitimité à la commenter, mais me l’octroie, que je ne supporte pas Marine Le Pen, que je trouve Marion Maréchal très décevante et que, si j’avais autorité pour exprimer un «conseil appuyé», je recommanderais Reconquête.

Eric Zemmour est un puits de science, de culture et de bon sens; je partage quasiment tous ses avis. Il a certes un petit aspect rebutant, son côté passionné le rendant souvent trop agressif et donc peu sympathique. Il n’est pas nécessaire d’être sympathique pour bien gouverner, mais, pour gouverner, il faut être élu… Ses chances de devenir président en 2027 sont extrêmement maigres; il n’en est pas moins mon candidat préféré à ce jour.

Je suis en grande admiration devant Sarah Knafo: elle paraît extrêmement compétente (surtout sur les questions économiques, qui sont essentielles) et sincère et n’est jamais agressive, même quand elle est agressée, ce qui est une force indéniable; elle est jolie et souriante, ce qui est aussi un atout, n’en déplaise aux hystériques pourfendeurs des «stéréotypes».

Sarah Knafo a récemment annoncé sa candidature à la mairie de Paris. La façon dont elle mènera sa campagne sera très intéressante: on verra si et dans quelle mesure elle cède aux exigences des calculs électoralistes. Mais, pour le moment, il me semble qu’elle reste droite dans ses bottes et j’espère donc – sans guère d’illusions toutefois – qu’elle sera élue.

Et vous?

Iratus

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