Un bidule risqué

J’ai reçu le 30 janvier par courrier électronique un communiqué, émanant de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, qui m’annonçait la création de la Fondation pour la Prévention, la Protection et la Lutte contre les Abus.

Cette fondation est une «institution indépendante autonome chargée de recueillir et d’instruire les signalements d’abus à l’intégrité physique, psychique, sexuelle et spirituelle de la part de collaborateurs ou de collaboratrices de l’Eglise réformée vaudoise (…)».

Si je comprends bien, il y a suffisamment de soupçons d’atteintes à l’intégrité physique, psychique, sexuelle et spirituelle de catéchumènes ou de paroissiens commis par des pasteurs, diacres, catéchètes et autres laïcs engagés pour qu’on mette sur pied un organe de surveillance.

L’ennui, c’est que, s’il peut s’avérer utile dans certains cas, cet organe de surveillance risque de susciter des accusations malveillantes ou même des dénonciations calomnieuses, tant il est vrai que, même au sein de l’Eglise réformée vaudoise, un esprit vindicatif ou une imagination débordante peuvent détruire la réputation d’un «collaborateur».

Espérons que ce nouveau machin saura faire preuve d’esprit critique et de retenue, car une réputation perdue, surtout quand la presse en fait ses choux gras, c’est un peu la mort.

M. P.

Thèmes associés: Justice - Religion

Cet article a été vu 7 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions