Eglises en péril
Fin janvier, la presse, se basant sur un rapport de l’Office fédéral de la statistique, a offert au public ébahi cette révélation stupéfiante: les Suisses se détournent toujours plus des églises1.
Ce désamour s’explique par divers éléments, selon les inévitables «experts»: séparation entre clergé et Etat, diversification des croyances, dynamiques démographiques.
Les Eglises protestante et catholique en sont toutes navrées, bien sûr.
Chez les protestants, selon le porte-parole de la pseudo-Eglise évangélique réformée de Suisse, on veut, paraît-il, miser sur «des actions locales et communautaires» et «renforcer la crédibilité et la confiance». On pense aussi que «la transparence, la protection de l’intégrité personnelle, un engagement clair en faveur de la dignité humaine et du respect sont déterminants».
Chez les catholiques, à en croire le chargé de communication de la Conférence des évêques suisses, on se tourne vers «l’engagement social, via Caritas entre autres, une présence pastorale “accessible” et un “accueil soigné”».
On notera que Dieu Père, Fils et Saint-Esprit est totalement absent des projets de tous ces bons apôtres.
Dès lors, pourquoi, à part quelques opiniâtres têtes chenues – dont je suis –, les gens iraient-ils à l’église?
Ils peuvent tout aussi bien adhérer au Parti socialiste.
M. P.