Le prix du Progrès revient à Genève

Les Genevois les plus cosmopolites peuvent être fiers de leur canton. Il est pionnier! Non pas pour rendre la vie impossible aux automobilistes ou pour promouvoir la beauté des quartiers les plus bigarrés socialement, mais pour la défense de l’homosexualité et de la ribambelle d’autres sexualités modernes.

La motion 2640, Interdire toutes les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre dans le canton de Genève, votée le 5 mars 2021 par le Grand Conseil, a reçu un soutien quasi unanime1. Le texte invite «à interdire toutes les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sur le territoire genevois».

20 minutes2 met en avant que le responsable de l’Antenne LGBTI Genève – il s’agit du bureau cantonal de l’Eglise protestante de Genève pour les questions LGBTIQ+3avait été consulté lors de la préparation de la motion et plaide que le problème ne vient pas seulement des thérapies de conversion visant à amener des homosexuels à l’hétérosexualité, mais qu’il prend également place dans les églises, lors de prières avec un pasteur par exemple. L’article se termine en mentionnant que le canton de Vaud réfléchit également à interdire les thérapies de conversion.

A titre de remarque liminaire, rappelons que l’homosexualité et la transidentité étaient considérées comme des maladies encore respectivement en 1990 et 2018, selon l’OMS4. L’homosexualité était classifiée comme une perversion. Aujourd’hui, ce terme a été remplacé par paraphilie5. La définition de ce mot est extrêmement longue6, mais Wikipédia la résume bien: «Une attirance ou pratique sexuelle qui diffère des actes traditionnellement considérés comme “normauxˮ»7. Aujourd’hui, il est politiquement correct d’admettre l’homosexualité comme normale, de même que la liberté de s’identifier à un autre sexe.

Cette motion présente plusieurs inconvénients.

Premièrement, l’Eglise se renie elle-même en participant à la promotion de l’homosexualité, qui est en contradiction avec les Ecritures.

Deuxièmement, la motion veut protéger l’identité de genre. Toutefois, cet objectif est absurde. Il s’agit évidemment de protéger les individus qui veulent changer de sexe, car l’identification légitimerait le changement.

Il serait facile de changer d’optique et de faire interdire les traitements pour changer de sexe. Pourquoi se soumettre au scalpel plutôt que d’accepter son corps tel qu’il est? Les organes sexuels reçus à la naissance ne sont pas des handicaps ni des erreurs de la nature. Se faire traiter contre la cécité ou la surdité, c’est compréhensible. Les organes concernés auraient dû fonctionner. Mais rien ne justifie un changement de sexe, hormis un mal-être dont seuls les symptômes sont traités.

Et pourquoi ne pas faire de la body positivity là où elle aurait sa place?

Alcibiade

 

1 https://www.24heures.ch/geneve-veut-interdire-les-therapies-de-conversion-805862056008

2 https://www.20min.ch/fr/story/geneve-va-legiferer-contre-les-therapies-de-conversion-496401425512

3 https://epg.ch/lantenne-lgbti-se-developpe-demenage/

4 https://www.rtbf.be/info/societe/detail_lgbtqi-il-y-a-30-ans-l-homosexualite-quittait-la-liste-des-maladies-mentales-de-l-oms?id=10500928

5 https://fr.wikipedia.org/wiki/Paraphilie#Essais_de_Traitements

6 https://www.universalis.fr/encyclopedie/paraphilies-et-troubles-paraphiliques/2-definition-de-la-paraphilie-et-du-trouble-paraphilique/

7 https://fr.wikipedia.org/wiki/Paraphilie#Essais_de_Traitements

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique genevoise - Religion - Société

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