Indulgence

En juin 2020, un employé du Service des sports de la Ville de Lausanne avait violé la loi fédérale sur la protection des animaux dans le cadre de son activité professionnelle: il avait jeté dans un sac poubelle des nids contenant des oisillons vivants. En octobre 2020, ce personnage a été condamné à vingt jours-amende avec sursis et trois cents francs d’amende.

Toutefois, «ce montant sera pris en charge par l’employeur, sur recommandation du conseiller juridique de la Ville, car l’infraction a été commise dans le cadre de l’activité du collaborateur», l’inscription de la condamnation au casier judiciaire constituant, paraît-il, une sanction suffisante.

En fait, cette somme ne sera pas prise en charge par l’employeur, mais par le contribuable, qui n’a pas à alléger les peines pécuniaires prononcées par la justice. En outre, cette faveur constitue un regrettable précédent, car il y a des quantités de délits qui peuvent être commis «dans le cadre de l’activité du collaborateur».

Mais, au moins, on comprend pourquoi la prodigue Ville de Lausanne n’a pas voulu compenser intégralement l’augmentation des impôts cantonaux.

M. P.

 

1 https://www.20min.ch/fr/story/le-bourreau-doiseaux-ne-paiera-pas-son-amende-833698818580.

Thèmes associés: Environnement - Justice - Politique vaudoise

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