Sujet qui fâche

Fut une époque où, lorsque l’on voulait éviter les sujets qui fâchent, la politique, le sport et la religion, on pouvait toujours se rabattre sur le temps qu’il faisait, car ça n’était la faute de personne. C’est fini! Vous vous serez sans doute aperçus qu’on ne parle plus actuellement que de l’urgence climatique. On a donc passé du réchauffement au changement, puis à la crise et enfin à l’urgence! Le CO2 est devenu l’ennemi numéro un, responsable de tous les maux de la terre, et le principal responsable de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère semble être l’homme blanc européen de plus de quarante ans chrétien et conservateur. En gros, ça doit être ma faute. La pauvre Greta est obligée de se taper un mal de mer horrible pour aller d’une réunion à l’autre nous expliquer avec son petit air sévère que nous sommes en train de lui voler son avenir, et des cohortes de journaleux se précipitent pour lui tendre leurs micros en bavant des ronds de chapeaux.

On n’entrera pas dans le débat de savoir si le changement climatique est une réalité ou si la responsabilité nous en incombe. Ce qui est sûr, c’est que pendant que l’on nous injecte en perfusion des descriptions apocalyptiques de ce qui nous attend si nous ne trions pas nos déchets, les Etats continuent à creuser le gouffre de la dette, les ONG continuent à organiser le transfert de la misère en Occident, Goldman Sachs continue à faire on ne sait pas quoi et nous continuons globalement à nous appauvrir année après année. Sans être complotiste dans l’âme, j’en viens quand même à me demander parfois si on ne nous prendrait pas un peu pour des abrutis.

Michel Paschoud

Thèmes associés: Divers - Environnement - Humeur - Politiques diverses - Société

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